Samedi 23 au samedi 30 avril – Judaïsme : Pessa’h Reviewed by Marie-Hélène Dubé on . Pessa’h, « passer par-dessus » en hébreu, est la Pâque juive. Il s’agit de l’une des fêtes les plus importantes du judaïsme et elle est strictement ritualisée. Pessa’h, « passer par-dessus » en hébreu, est la Pâque juive. Il s’agit de l’une des fêtes les plus importantes du judaïsme et elle est strictement ritualisée. Rating: 0
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Samedi 23 au samedi 30 avril – Judaïsme : Pessa’h

ExodePessa’h, « passer par-dessus » en hébreu, est la Pâque juive. Il s’agit de l’une des fêtes les plus importantes du judaïsme et elle est strictement ritualisée. Pessa’h commémore l’Exode, soit la sortie d’Égypte du peuple hébreux qui y était réduit en esclavage. Le thème qui y est central est donc la libération, la salvation, tout comme dans les Pâques chrétiennes. C’est aussi l’« événement fondateur de la naissance du peuple d’Israël » (2012 : 89).

Juste avant cette libération, la dixième plaie (la mort des premiers-nés) s’abattit sur l’Égypte. Afin d’épargner le peuple hébreux, Dieu leur fit sacrifier des agneaux et peindre le linteau de leur porte avec leur sang, afin qu’il puisse reconnaître leurs maisons et « passer par-dessus ». Les Hébreux ont ensuite pu quitter l’Égypte, mais si rapidement qu’ils n’eurent pas le temps de laisser leur pain lever : ainsi, pendant les huit jours (sept en Israël) que dure Pessa’h, les juifs ne mangent aucun aliment contenant de la levure. On appelle d’ailleurs les sept jours suivant Pessa’h proprement dit la « fête des azymes », les pains azymes étant des pains sans levain. Juste avant Pessa’h, on organise même une « chasse » aux h’amets dans les maisons, c’est-à-dire qu’on veut éliminer tout ce qui contient de la levure.

Un plat de seder

Un plat de seder

Les deux premiers et les deux derniers jours de Pessa’h (le premier et le dernier en Israël) sont fériés. Lors des deux premiers, on tient un repas spécial centré sur le seder, un plat contenant des aliments bien spécifiques, qui permet de raconter aux plus jeunes (et de se rappeler) l’histoire à l’origine de la fête. Un seder contient 1) un os de jarret d’agneau rôti (zeroah) symbolisant le sacrifice des agneaux pour la fuite des Hébreux ; 2) un œuf dur (beitsah) comme symbole de deuil en mémoire de la souffrance des esclaves ; 3) des herbes amères (maror – généralement du raifort ou de la laitue) servent aussi à rappeler l’amertume de l’esclavage ; 4) du h’arosset, un mélange de pommes, noix, cannelle et vin qui est le symbole du mortier utilisé par les esclaves ; 5) un légume vert (karpas – parfois des pommes de terre) qu’on trempera dans de l’eau salée, comme les larmes versées par les esclaves ; et 6) un h’azeret, de la laitue. Les matzot (au singulier, matza), soit les pains azymes, et le vin rouge (ou le jus de raisin) font aussi partie intégrante du seder.

Le repas suit un rituel bien établi, divisé en 15 étapes, qui se conclura sur la formule « L’an prochain à Jérusalem ».

Dès le deuxième jour de Pessa’h, les juifs entrent dans la période de l’Omer, marquée par Lag BaOmer et se concluant par Chavouot.

Références

[S. a.]. [S. d.]. « Pessa’h Cacher Vessaméah ». Terre d’Israël. En ligne. [http://www.terredisrael.com/Pessah.php]. Consulté le 31 mars 2015.

Bokobza, Hervé Élie. 2012. « Pesah ». Dans Courau, Thierry-Marie et Henri de La Hougue. Rites. Fêtes et célébrations de l’humanité : 85-101. Paris : Bayard.

Falcon, Ted (rab.), David Blatner et Josy Eisenberg. 2008. « Pessa’h : la Pâque juive, ou l’histoire d’une libération ». Le judaïsme pour les nuls : 289-304. Paris : Éditions First.

A propos de l'auteur

Collaboratrice

Après avoir complété son baccalauréat en sciences des religions, Marie-Hélène s’est lancée dans une maîtrise en communication publique. Ses disciplines favorites sont l’anthropologie et la philosophie des religions. Elle s’intéresse beaucoup aux rapports entre religion et culture, aux rituels et aux fêtes. Les rapports au corps et au langage, ainsi qu’à la mort constituent d’autres de ses dadas. Finalement, elle a un faible pour les mythologies amérindiennes et scandinaves, tout en cultivant un intérêt certain pour les religions chinoises. Éclaté, vous avez dit?

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