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La Maison de la littérature : un élément de patrimoine complexe

Les 10 et 11 octobre derniers, la Maison de la littérature de Québec fêtait en grand son ouverture dans le cadre du Festival Québec en toutes lettres, qui se tenait du 8 au 18 octobre. L’établissement de la nouvelle Maison de la littérature a impliqué un travail délicat de conservation du patrimoine puisqu’elle se situe dans l’ancien temple Wesley, situé au 40, rue Saint-Stanislas, un temple méthodiste de  style néogothique, construit en 1848 selon les plans de l’architecte Edward Stavely, dont la vocation, au départ religieuse, s’est vue modifiée en 1931.

Photo : Guillaume Patry

Photo : Guillaume Patry

Un double objectif de conservation a caractérisé les travaux, effectués entre 2012 et 2015, dont la réalisation est estimée à 14,6M $. En effet, l’architecte Annie Blackburn souhaitait à la fois conserver les éléments rappelant le lieu de culte et ceux qui rappellent la Salle de l’Institut. On déploie alors des efforts pour restaurer certains éléments d’origine.

Les fenêtres ont été restaurées dans la mesure où elles pouvaient l’être. Certaines ont toutefois dues être remplacées puisqu’elles présentaient de trop grandes traces d’usure.

Les boiseries de la nef, conservées dans la Salle de l’Institut où se trouve maintenant la bibliothèque, ont également été restaurées. De plus, quelques bancs d’églises sont installés dans la mezzanine, que l’on peut joindre par un escalier en colimaçon, et qui donne sur la bibliothèque.

Photo : Guillaume Patry

Photo : Guillaume Patry

Malgré ces efforts de conservation, l’intérieur de la bibliothèque n’arbore que peu d’éléments rappelant l’ancien lieu de culte. En effet, la salle a été l’objet d’un curetage complet puisqu’il a fallu retoucher tout le système d’électrification afin de le rendre conforme aux normes contemporaines en la matière. C’est ainsi que les murs se sont retrouvés sur la pierre et qu’il a fallu complètement repenser la finition intérieure.

 Des murs ont été bâtis, cachant la pierre, et la salle a été peinte en blanc, ce qui donne à l’édifice des allures épurées et minimalistes. Mis à part l’aspect « à la mode » d’un pareil décor, on peut également évoquer la volonté de faire de la bibliothèque un endroit lumineux pour justifier ce choix, puisque la conservation du style néogothique original n’aurait pas permis autant de luminosité.

Photo : Guillaume Patry

Photo : Guillaume Patry

Rappelons que la volonté de la ville de transformer ce lieu en un endroit clé de la littérature à Québec s’inscrit en continuité avec la mission de l’Institut canadien qui se consacre non seulement à la gestion des bibliothèques de la ville, mais aussi à la diffusion et à la valorisation de la littérature, des arts de la scène et de l’art contemporain.

En ce sens, on peut dire que la Maison de la littérature répond à son double objectif de conservation. En effet, la restauration s’inscrit en continuité avec la vocation culturelle que lui a conférée l’Institut canadien, ainsi qu’avec le style architectural du temple. L’aspect extérieur de l’église est conservé même si un bâtiment plus moderne y est maintenant rattaché.

Photo : Guillaume Patry

Photo : Guillaume Patry

Il faut savoir que ce n’est pas la première fois que cet ancien lieu de culte est converti en autre chose. En effet, en 1941, le sénateur Lorne Webster l’a acheté, puis le bâtiment été donné à la Ville de Québec. Cette dernière l’a ensuite confié à l’Institut canadien de Québec qui y a installé, en 1944, une bibliothèque au rez-de-chaussée et une salle de spectacle dans la nef de l’église. La nef réaffectée prend alors le nom de « Salle de l’Institut » et est adaptée, au fil des années, aux besoins du spectacle tout en conservant, autant que possible, le style original de l’édifice.

[1] Journal de Québec, L’ancien temple Wesley transformé en maison de la littérature. http://www.lequebecexpress.com/Actualites/2014-04-27/article-3692918/Lancien-temple-Wesley-transforme-en-Maison-de-la-litterature/1. Consulté le 21 octobre 2015.

 

 

 

 

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